Constitution de l’association

Par pamparadise

assoscrea
Aller à la préfecture, on ne s’en faisait pas toute une montagne, mais enfin on se disait que c’était peut-être quand même, le premier moment casse-bonbon du périple.

Bon allez, juste pas le plus succulent, en tous cas.
On avait prévu large et pour ma part, je m’étais dopée en douce à l’Euphytose, histoire d’en avoir sous le pied question patience et légèreté de l’être – je me méfie beaucoup je l’avoue, de l’oiseau administratif. Et Manou me l’avait dit, elle avait pris un triple Doliprane juste avant de partir. Pas trop en prévision de la lourdeur bureautique à assumer dans les locaux officiels, mais surtout parce qu’elle souffrait énormément d’une dent.
Toutes les deux, on s’attendait vraiment à passer la matinée sur place dans la molle chaleur humide composant l’ambiance préfectorale. On se voyait bien envoyées de guichet en guichet, d’explications contradictoires en informations floues, ballottées ici et là pour un résultat incertain.
Et bien, rien du tout.
Ça nous a pris cinq minute chrono.
C’était fermé.
Ah, ah ! On l’avait pas prévu, celle-là, hein ?!
Au guichet de l’accueil, on nous a appris que le jeudi matin: y’avait pas. Y’avait pas les gens (les agents, madame) qui auraient pu nous aider à créer, puis enregistrer notre association.
Sont là que le lundi et le mercredi matin. Hon, hon…
Aucune de nous deux ne s’est agacée, puisqu’on étaient -droguées aux algues et au paracétamol- totalement préparées pour résister à bien pire que ça.
On a repris la voiture garée comme une princesse et à prix d’or pas loin,, en offrant le ticket de stationnement au prétendant motorisé suivant. Et nous sommes retournées chez Manou, au QG.
On a allumé l’ordi et nous avons relu tous les trucs sombres énoncés dans un dialecte chelou, concernant la constitution d’une association. On s’est fait un café, j’ai mangé des biscuits au choco, on a appelé Myriam à Ciboure, on a téléchargé des trucs, griffonné au Bic, on s’est regardé le gras du bide en soupirant, et Emmanuelle a repris un Doliprane.
Impossible de pénétrer le site servicepublic.fr, momentanément perturbé pendant une heure ou deux ou plus , personne n’était au courant.
Finalement, nous avons trouvé une page, listant les documents à remplir et à renvoyer à la préfecture. L’imprimante a turbiné et le procès verbal rapportant la constitution de notre association, puis les statuts qui désormais la caractérisent, sont apparus. On a rempli los papeles, et on a signé avant de se sauver l’une à l’hosto et l’autre au restau. Des indices permettent clairement de savoir qui a fait quoi…
Quoi qu’il en soit, le 10 avril à 11h53, l’existence de l’association PAMPARADISE venait d’être déclarée aux instances en vigueur.
Nous attendons maintenant, l’annonce de cette naissance, dans le Journal Officiel…
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